Accusée à tort de maltraitance : une mère de Cholet dans la tourmente
Un signalement hospitalier pour suspicion de maltraitance peut basculer la vie d’une famille en quelques heures. Une jeune maman de Cholet en a fait la douloureuse expérience après qu’une consultation médicale pour son nourrisson ait tourné au cauchemar judiciaire. Pourtant, aucune violence n’avait été commise.
Des marques inquiétantes lors d’une consultation de routine
Tout commence lorsque Lucas, âgé d’un mois et demi, est conduit à l’hôpital de Cholet dans le Maine-et-Loire. Le nourrisson souffre de coliques et de douleurs abdominales, des maux fréquents chez les nouveau-nés.
Mais lors de l’examen, le personnel soignant repère des traces suspectes sur les mains du bébé. Des marques qui éveillent immédiatement la vigilance des médecins et déclenchent une procédure de signalement.
L’explication de la mère jugée non crédible
Eva, 28 ans, et son compagnon tentent de rassurer l’équipe médicale. La jeune femme explique que son fils « tétouille tout et n’importe quoi », provoquant lui-même ces marques de « succions » sur ses petites mains.
Malgré ces explications, le corps médical reste sceptique. Face au doute, la décision est prise de signaler la situation aux autorités compétentes pour suspicion de maltraitances infantiles.
Une procédure qui s’emballe
Les gendarmes procèdent aux vérifications d’usage. Eva et son compagnon reçoivent deux convocations à la gendarmerie. L’étau se resserre autour de cette jeune famille.
La situation atteint son paroxysme lorsque Eva est placée en garde à vue, une expérience qu’elle qualifie de « terrible ». Une mesure d’une violence inouïe pour cette mère accusée à tort.
Des répercussions psychologiques importantes
L’impact de cette procédure dépasse largement le cadre judiciaire. Eva révèle que son fils présente un sommeil « très perturbé » depuis son hospitalisation, une conséquence probable du stress vécu par la famille.
Face aux traumatismes engendrés par cette affaire, la jeune maman sollicite un « suivi psychologique ». Les séquelles émotionnelles de cette accusation infondée nécessitent un accompagnement spécialisé.
Un classement sans suite qui arrive trop tard
Après enquête, le parquet d’Angers décide de classer le dossier sans suite. Les investigations ont démontré l’absence de maltraitance, confirmant ainsi la version donnée par les parents.
Cette décision vient rétablir la vérité, mais ne pourra effacer les épreuves traversées par cette famille. Un rappel des conséquences parfois dramatiques d’un signalement, même justifié par le principe de précaution.

